samedi 9 octobre 2010

Octobre 100 Halloween -- Mythes


L'auto-stoppeuse fantôme

Ce mythe appartient à la famille des dames blanches.
Il s'agit presque exclusivement d'apparitions de jeunes femmes, même s'il existe quelques cas d'auto-stoppeurs. Dans le scénario le plus courant, il s'agit d'une jeune femme habillée en blanc qui fait de l'auto-stop la nuit et qui, après être montée dans un véhicule, disparaît brusquement. Soit à l'approche d'un passage dangereux, soit en arrivant à une adresse donnée. Ce phénomène est connu un peu partout dans le monde, et est généralement considéré comme appartenant aux légendes urbaines.

Malgré des variations notables, on retrouve un certain nombre de points communs à ces manifestations :
* La rencontre se produit la nuit sur une route peu fréquentée.
* La rencontre et la disparition se produisent toujours aux mêmes endroits.
* Le conducteur est le plus souvent un homme seul dans son véhicule.
* Il est en général d'âge moyen ou mûr, et semble ne pas être spécialement pressé.
* L'auto-stoppeuse est une jeune femme vêtue de blanc, d'où son appellation de dame blanche.
* Les auto-stoppeurs masculins sont rares, voire inexistants.
* Des indices laissent supposer qu'il s'agit du fantôme d'une victime d'un accident de la route.
* Les témoins semblent n'avoir aucun doute sur la réalité physique de l'auto-stoppeuse.

Après que l'auto-stoppeuse soit montée à bord du véhicule qui s'est obligeamment arrêté, le scénario se déroule suivant plusieurs variantes :

L'avertisseuse :
Elle se montre peu loquace, voire complètement muette. Après un parcours assez court, elle pousse un cri d'avertissement à l'arrivée à un passage dangereux, virage ou carrefour. Puis elle disparaît inexplicablement du véhicule en mouvement dont les portes restent fermées.

La revenante :
L'auto-stoppeuse demande à être conduite à une adresse qui peut être une habitation ou un cimetière et descend normalement du véhicule avant de disparaître. Ce thème comporte parfois lui-même deux prolongements :
* La passagère laisse une information suggérant qu'elle pourrait être recontactée ultérieurement. Lorsque le conducteur exploite ce renseignement, il finit par découvrir qu'il recherche une personne décédée, souvent victime d'un accident de la route.
* Elle peut aussi emprunter ou abandonner un accessoire (objet ou vêtement) que l'on retrouve abandonné sur la tombe de la défunte.

La prophétesse :
Avant de disparaître, elle délivre des avertissements prophétiques sur des drames futurs. Elle rejoint en cela la tradition des dames blanches messagères qui avaient l'habitude de communiquer des présages, le plus souvent néfastes. Cette particularité semble absente chez les auto-stoppeuses françaises.

La première relation du phénomène d'un individu qui monte dans un véhicule de passage, parle avec le conducteur puis disparaît, figure dans le Nouveau Testament. Plus précisément dans les Actes des apôtres : Un ange incite l'apôtre Philippe à attendre le passage d'un char sur la route déserte qui conduit de Jérusalem à Gaza. Son conducteur, un haut fonctionnaire Éthiopien, lit les prophéties d'Isaïe. Philippe monte à bord du char, discute avec l'eunuque, le convertit et le baptise au cours d'un arrêt à un point d'eau. « Mais quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus ».
Un manuscrit Suédois de 1602 relate un conte (présenté comme un témoignage réel) ayant des similitudes avec le phénomène de l'auto-stoppeuse fantôme : « Un vicaire revenait avec deux compagnons d'une fête de la chandeleur à Västergötland à la ville de Vadstena en traîneau. Ils s'arrêtèrent pour prendre une jeune fille sur le bord de la route, puis firent halte dans une auberge pour se désaltérer. La fille demanda à boire et se vit offrir un broc mais elle n'en but pas. Le vicaire, surpris, observa que la bière s'était changée en malt. Un second broc lui fut apporté et, à la consternation générale, il se changea en glands. Le vicaire apporta un troisième broc et s'aperçut que son contenu se transformait en sang lorsque qu'elle le saisit. À ce moment, la passagère annonça : « Il y aura des bonnes récoltes cette année. Il y aura assez de fruits sur les arbres. Il y aura aussi de nombreuses guerres et épidémies. « Après avoir délivré cette prédiction elle disparut. »

Il semble qu'on puisse situer l'ancêtre des auto-stoppeuses fantômes contemporaines dans la ville de Chicago aux États-Unis, au milieu des années 1930. Il s'agit de la légende de Resurrection Mary, Resurrection étant le nom d'un important cimetière situé à quelques miles au sud-ouest de Chicago. À cette époque, plusieurs conducteurs circulant sur Archer Avenue, la route allant de la salle de bal Willowbrook au cimetière de Resurrection, signalèrent avoir pris en stop une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux bleus portant une robe blanche. Certains précisèrent qu'elle portait également un châle mince, qu'elle chaussait des souliers de danse et qu'elle avait un sac à main. Arrivée à proximité du cimetière, la jeune femme demandait à
descendre, puis disparaissait dans le cimetière. Selon le Chicago Tribune il y aurait au moins trois douzaines de rapports sérieux relatant à peu près le même scénario de 1930 à nos jours. La tradition voudrait que « Mary » soit le fantôme d'une jeune femme tuée par un véhicule sur le bord de cette route en sortant du bal et qui aurait été enterrée dans sa robe de bal au cimetière de Resurrection. Plusieurs « candidates » à ce rôle, ayant une sépulture dans ce cimetière, ont été recensées sans qu'on puisse déterminer laquelle serait « Mary ». Les témoignages concernant ses apparitions se font plus rares depuis les années 1980.

Alors en cette nuit d'Halloween, j'espère que vous aurez l'âme charitable si vous rencontré une jeune fille en blanc qui fait du stop sur le bord de la route.



Fantôme

Quand et comment est apparu le mythe des fantômes?
Il est difficile de dater précisément la naissance du mythe des fantômes, tant leur histoire est étroitement liée aux hommes, depuis la nuit des temps.

Les civilisations les plus reculées, aujourd’hui disparues (Mésopotamiens, Grecs, Romains) croyaient déjà à la survie de l’âme après la mort. Certaines d’entre elles célébraient de véritables cultes aux morts et les invoquaient pour communiquer avec l’Au-delà.

Le mythe des fantômes connaît son apogée au Moyen-âge lorsque le romantisme les remet au goût du jour. Ils hantent alors les romans et les poésies de nombreux grands auteurs qui n’en finissent plus de faire frissonner de plaisir leurs lecteurs.

La fin du 19e siècle marque un nouveau tournant. Ce sont désormais les scientifiques qui s’y intéressent. Ils sont parfois très réputés, comme Charles Richet, prix Nobel de physiologie et médecine en 1913. Il sera l’un des pionniers de l’étude scientifique des phénomènes dits « paranormaux » ou « surnaturels », parvenant à réaliser, au cours de séances spirites dirigées par d’éminents médiums, des photographies et même des moulages de fantômes que l’on appelle « ectoplasmes ». C’est à cette époque aussi qu’est créé l’Institut métapsychique international, l’IMI, qui devient alors le premier centre de recherche scientifique à s’intéresser à ces étranges
apparitions.

Le début du 20e siècle voit arriver la psychiatrie qui s’empare à son tour du mythe des fantômes et l’étudie. Les âmes errantes quittent alors les cimetières et les maisons hantées pour occuper la tête des gens ; pour la majorité des scientifiques aujourd’hui, les visions dites « fantomatiques » découlent surtout de problèmes psychologiques, voire psychiatriques… même si quelques rares cas demeurent encore suspects et offrent toujours matière à de longues recherches scientifiques.

1 commentaire:

Manhaelle a dit…

tres bonne histoire merci de nous lavoir fait partager.